Mon 2ème roman, pratique de fonctionnement

Je ne sais plus si je me suis attardé déjà sur le mode de fonctionnement que j’ai choisi pour rédiger cette nouvelle histoire. Je ne cache pas que j’ai rencontré d’énormes difficultés pendant la correction de « Ferme les yeux et oublie-moi ».

Le français représente une langue extrêmement dure à appréhender pour une multitude de raisons. La première est liée à nos habitudes du langage parlé. Le décalage des formes écrites et orales semble impressionnant, tellement qu’une relecture à des tiers, si elle est utile parfois, nous met également dans la panade.

Se rajoute à cette première barrière, une seconde plus haute encore, l’orthographe. Je suis de ceux qui pensent que lire ne fait pas forcément évoluer l’orthographe dans le bon sens. Si pour certains, la solution est bonne, elle ne s’applique pas à tout le monde, car le mode de lecture semble différent d’un individu à un autre. Quand je lis, je photographie non pas des mots, mais des paysages. Par conséquent, je ne retiens nullement la forme du mot, mais plutôt l’idée qui se dégage de la phrase. Mon imagination me joue donc des tours. Ainsi, penser que parce qu’on écrit, on est forcément excellent en orthographe est une absurdité. C’est une difficulté qui nous contraint à lire et relire sans cesse les mêmes phrases en se posant les éternelles questions identiques. Je vous prie de croire que le temps devient long, mais on y arrive. Il faut adopter une méthode.

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J’ai murement réfléchi sur l’approche que je devais choisir face aux nouvelles idées qui se présentaient devant moi. J’ai pris le parti de réaliser les corrections au fur et à mesure et non plus en toute fin d’écriture. Le travail est alors beaucoup plus agréable et moins rébarbatif, surtout moins titanesque. J’effectue donc trois niveaux de correction, chapitre après chapitre. Chaque partie modifiée après la deuxième étape est enregistrée et classée en sachant qu’il devra subir la troisième étape.

La PREMIÈRE ÉTAPE est une première synthèse qui intervient juste après la dernière ligne du chapitre. Elle a pour but d’éliminer rapidement les fautes évidentes et d’entreprendre quelques transformations de forme. Elle peut être plus ou moins longue, car parfois, je dois être franc avec vous, j’écris n’importe quoi !

La DEUXIÈME ÉTAPE est surement la plus ardue. J’ai choisi pendant celle-ci de travailler avec le logiciel « Antidote ». Il est extrêmement utile pour de très nombreuses corrections aussi bien orthographiques que typographiques et stylistiques, mais il ne corrige pas la totalité du texte et le processus n’est pas automatique.

La TROISIÈME ÉTAPE est donc indispensable pour détecter les « oublis » du logiciel et pour clore définitivement le texte. Elle est nécessaire également pour contrôler si l’écriture reste fluide et agréable. Une fois celle-ci terminée. Le chapitre peut donc ensuite être classé dans l’attente de l’ultime étape : celle de la relecture générale en toute fin de rédaction.

J’espère que cet article vous aidera à comprendre mon mode de fonctionnement et dans quelle mesure il est parfois long d’écrire un texte pourtant simple à priori.

Michel LECOCQ

Carnoules, dimanche 2 juillet 2017

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