Pourquoi tant ?

Je me trouve à sept jours de l’échéance que je m’étais fixée puisque mon premier roman ne sera pas édité par la voie dite royale. Curieusement, je ne suis pas trop déçu. Je crois que je m’y attendais. J’ai produit bien trop d’erreurs essentiellement à la fin de la rédaction de la première version du projet. La sixième version devient donc la bonne aujourd’hui. Une autre raison me donne envie même de poursuivre dans ce chemin chaotique pour les romans futurs, j’aime bien me débrouiller tout seul. Je construis tranquillement mon petit domaine privé un peu comme je l’ai réalisé avec mes photographies.

Lors des différents échanges que j’ai eus au cours du mois de mars essentiellement, on m’a presque reproché le nombre de pages (549 dans la sixième version) en me suggérant que je pouvais donner à mon histoire la même consistance avec deux fois moins de mots. C’est la seule critique qui ne m’a pas semblé juste et qui n’est pas basée sur une bonne analyse et une compréhension correcte de ma démarche, mais là aussi j’assume la pleine responsabilité de la mauvaise impression laissée. Ce livre n’est finalement pas un roman policier.

Il ne se résume pas à un simple déballage de fait et à une succession d’évènements pour arriver à un but. Il s’agit un peu d’un livre à tiroir dans lequel les protagonistes évoluent sur des lignes parallèles et perpendiculaires. Chacune de ces lignes devient l’occasion de s’attarder sur une tranche de vie, un fait essentiel à la poursuite de l’histoire. Ces périodes sont autant de mots à écrire et d’explication à donner. Il est pratiquement impossible d’oublier cet aspect de l’histoire d’autant qu’il concerne au moins quatre des principaux personnages. J’ai malgré tout supprimé, entre la cinquième et la dernière version, des figures de style sur les conseils d’un éditeur. Elles représentaient selon lui des lourdeurs qui ralentissaient la chronologie des faits.

BilboBD

J’ai donc supprimé 52 pages. C’est important et je ne dis pas que ce n’était pas nécessaire. Je crois que je suis arrivé avec cette ultime correction au point d’équilibre entre mon écriture et l’histoire. Il faut savoir que cette histoire s’étend également sur une quarantaine d’années. Elle suit un peu les contours de romans tels que « seul le silence » de R.J. Ellory : pour moi, un bouquin référence et pour plusieurs raisons. Il représente un premier roman rédigé dans les années quatre-vingt-dix et édité seulement au début des années deux-mille. Il s’appuie en arrière-plan sur une histoire d’une noirceur terrible, mais vous devez y voir davantage un thriller psychologique. Il connait toujours aujourd’hui un succès considérable.

C’est un exemple. Je n’ai aucune prétention à me hisser à un tel niveau. Je sais que si mon roman a été refusé, c’est autant par mes erreurs que par le fait que je ne suis pas encore capable d’atteindre cette qualité d’écriture là malgré des retours extrêmement encouragements notamment au niveau de la trame et de la construction. Pour un premier livre, les maisons d’édition ne prennent pas de risque et rares sont les élus inconnus qui arrivent à percer au cours de l’année. Je souhaite simplement m’améliorer avec le deuxième opus, puis le troisième…

À partir de lundi (le 27 mars), je réaliserai un petit décompte, histoire de m’amuser. 5 pour le 27, 4 pour le 28, 3 pour le 29, 2 pour le 30 et 1 pour le 31 mars. Merci de votre patience.

A très vite.

Michel

Carnoules, le 26 avril 2017

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